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J'ai testé pour vous au Brésil

Décembre, 2018

J'ai testé pour vous au Brésil

Et si, pour s’amuser, on testait des expériences humaines au Brésil ?

J’ai testé pour vous résonnerait presque comme une émission de télévision ou le titre d’un bouquin.

A défaut d’être publiée sur les grandes ondes, j’ai testé pour vous revient sur mes expérimentations, quel qu’elles soient, pendant mon tour du monde.

Car oui, c’est aussi comme ça que je vis mon voyage, en me rapprochant au maximum des habitudes culturelles, culinaires du pays que je visite.

Pour finalement, me sentir toujours plus proche du peuple que je rencontre sur ma route.

J’ai testé pour vous la capoeira au Brésil

Avant de vous décrire ce que j’ai ressenti en pratiquant la capoeira, laissons place quelques instants à l’histoire. Car oui, la capoeira est intrinsèquement liée à l’histoire du Brésil.

Histoire de la capoeira

La capoeira se définit avant tout comme une danse afro-brésilienne. En effet, durant la période esclavagiste du pays du XVIe siècle, les colons portugais mélangèrent volontairement différentes tribus africaines pour éviter tout risque de révoltes et tout acte de rébellion.  Ce serait donc dans ce contexte de regroupement hétéroclite que serait née la capoeira. Grâce aux instruments de musique, au chant, la danse prenait des allures enfantines, ludiques et cachait ainsi véritablement le caractère belliqueux de cet art martial trompant ainsi la méfiance des colons.

Enfin, dans ce contexte hétéroclite, la capoeira s’inscrit aussi comme un incroyable vecteur de communication entre les différentes tribus africaines. Le langage corporel s’imposait alors comme leur unique façon d’échanger ensemble. La danse est un art incroyable, un vecteur de communication corporelle qui ne nécessite aucune parole. Seul le corps et le cœur parlent.

Voila pourquoi danser dans les pays ou je vais me rendre est si symbolique à mes yeux et si cher a mon cœur.  Cet art traduit l’histoire d’un pays, d’un peuple, d’un quartier à lui tout seul.

Le jour où j’ai osé danser la capoeira au Brésil

J’ai donc osé la capoeira a Limeira, a 2h de Sao Paulo, avec des personnes expérimentées, sans avoir honte, sans rougir de mon niveau. Avec l’unique envie d’essayer, de m’imprégner de l’ambiance, de cette culture afro-brésilienne. Car oui, la danse, n’est pas qu’une question de technique. La danse est avant tout une question d’âme.

Danser avec la meilleure des techniques est une chose fort respectable et admirable. Mais la différence entre un danseur technique et un « vrai » danseur c’est ce qu’il a dans le cœur. Qu’il soit danseur de hip hop, de classique, de flamenco, ce que j‘aime regarder et ressentir ce sont les émotions que le danseur me procure dans sa danse. Sans cela, la danse me laisse un goût amer, d’inachevé. Non et NON.  Quand on danse, on le fait avec son cœur et son âme.

Voila donc quelques souvenirs de cette soirée capoeira que je partage avec vous, avec plaisir, fierté, et sourire.

J’ai testé pour vous la mode brésilienne

La mode brésilienne. Je n’avais aucune idée de ce que cela pouvait signifier. Hormis peut-être le stéréotype des string et tanga si réputés et visibles sur la plage de Copacabana.

Porter les mêmes vêtements en tour du monde

Mon amie Adriana a dû éprouver une certaine empathie (désespoir ?) en me voyant porter les mêmes vêtements les premiers jours de mon séjour. Ça me rappelle les paroles de Julien Moreau, un malouin Eco-aventurier que j’ai eu la chance de rencontrer dans notre bonne vieille ville de Saint-Malo et dont je suis les aventures malgré la distance. Julien écrivait récemment que ça faisait un bien fou de porter des vêtements autres que les habits de sport qu’il a emportés avec lui pendant ces six mois de tour de France à vélo, à pieds et en courant. Ça ne fait que 18 jours que je suis partie et j’éprouve la même sensation de ras la casquette.

 J’entends déjà certain penser très haut : mais c’est sale ! Je préfère poser ici et là que je me lave (et même tous les jours dites-donc !) et que mes fringues sont également régulièrement lessivées. Oui, je suis propre et je vis, effectivement, avec très peu de vêtements. (En relisant cette phrase, on peut penser que je vis quasi nue. Non je parlais bien évidemment de la quantité de vêtements dans mon sac a dos !) Voyons…

La mode brésilienne

Adriana m’a donc proposé très naturellement quelques tenues de sa garde robe.

A vrai dire, je n’ai rien choisi. J’ai pris naturellement ce qu’elle m’a proposé. Faisons lui confiance pour me transformer en française parfaitement inconnue en terre brésilienne.

Franchement, comment résister à cette tenue composée uniquement d’oiseaux tropicaux ! Des toucans, des perroquets. C’est coloré, gai, tropical et j’adore les oiseaux.

Soit. Je suis sortie ainsi. Fière. Alors, vous en pensez quoi ? Vous êtes scotchés n’est ce pas… ?

Entre nous, l’avantage de tester une danse ou une mode à l’étranger repose dans le fait de ne connaître personne. Donc le ridicule, qui n’a jamais tué personne, autant vous dire que je m’en contrefiche royalement. C’est d’ailleurs peut-être une des premières réflexions que je tire du Brésil. Qu’est ce qu’on s’enquiquine en France avec le regard des autres… Qu’est-ce qu’on s’empêche de vivre pour un rien !

Si l’envie nous prend de sortir avec un short qui ressemble à un pyjama, si l’envie nous prend de danser alors qu’on ne connait aucun pas, eh bien je vous le dis quand même : OSONS !