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Les Brésiliens vus par une Française

Décembre, 2018

Les Brésiliens vus par une Française

Mon Brésil à moi, loin de l’image des médias !

Le Brésil vu depuis l’Europe

A en lire les médias français et plus largement européen, le Brésil est UN pays violent et dangereux par excellence. Je ne vais pas rédiger un article pour vous dire tout le contraire, ou pour confirmer que ça craint et qu’il ne faut surtout pas y (re)mettre les pieds.

Les médias font très bien leur job et alimentent malheureusement nos peurs. Regardez la TV, lisez les journaux sur l’élection de Bolsonaro par exemple ou sur les favelas. Ça suffit amplement à ternir l’image d’un pays tout entier.

À omettre la richesse culturelle d’un peuple.  Je pense que ce n’est pas en nous basant uniquement sur des sources médiatiques que l’on voit le vrai visage du Brésil. Ce n’est en tout cas pas ce visage du Brésil que j’ai découvert. Mon Brésil à moi est diffèrent. J’y ai avant tout découvert un peuple lumineux, joyeux et généreux.

Les Brésiliens dans le Minas Gerais

Dans le Minas Gerais, j’ai eu cette chance d’être accueillie chez des amis.

Aline Calixto, chanteuse de samba

Aline Calixto est une merveilleuse chanteuse de samba qui fait beaucoup pour sa ville de Belo Horizonte. Cette femme est en effet à l’origine du carnaval de Belo. Rio et Sao Paulo ont leur propre carnaval, réputés sur la scène internationale. Alors, cette citoyenne et chanteuse au grand cœur a décidé de lancer son propre carnaval pour que sa ville puisse aussi festoyer pendant 4 jours, sans déserter la ville pour les deux autres grandes métropoles de Rio et SP. J’ai eu la chance d’assister pour son anniversaire, à un concert privé, chez ses parents. Le lieu m’a beaucoup marquée, émue. Le contraste avec le reste de la ville est … flagrant. Quartier très pauvre, des habitations très modestes, avec toujours autant de fils barbelés, une cuisine avec un étal et rien d’autre. Et pourtant c’est là qu’elle a fêté son anniversaire et inviter famille, amis et professionnels du business.

Aline n’a jamais oublié d’où elle venait. Elle vient d’un quartier pauvre. Ses parents n’ont pas fait d’étude. Alors quand Lula a mis en place une politique de quotas pour que des étudiants des quartiers pauvres puissent étudier, elle a saisi sa chance. S’est battue. A décrocher son diplôme en géographie et est devenue professeur tout en poursuivant sa passion pour le chant. Les concerts prenaient de plus en plus de place dans sa vie. Alors Aline a décidé de se lancer pleinement dans l’univers de la samba brésilienne à son compte. Elle l’a voulu, elle l’a fait. C’est, à mes yeux, une entrepreneure dans l’âme. Une belle âme. Une âme d’artiste.

Les Brésiliens dans l’état de Sao Paulo

Adriana, professeure d’anglais et food addict

J’ai rejoint une de mes amies, Adriana, rencontrée à San Francisco 8 ans auparavant et qui, aujourd’hui est professeure d’anglais à son compte. J’ai passé Noël avec sa famille. Pour lire l’article sur mon premier noël en tour du monde dans une autre famille, le lien est ici.

Les Brésiliens se soucient énormément de votre appétit. Adriana présentait souvent des signes d’inquiétude lorsque 2 heures après le repas elle ne me voyait pas grignoter. Au Brésil, on semble souvent manger à toute heure. Il y a autour de l’alimentation une sorte d’obsession que je ne saurais expliquer. Même eux, traduisent simplement cette absence de satiété comme une caractéristique culturelle typiquement brésilienne. Ses cousines m’ont même confié que si elles avaient dû héberger une européenne, elles auraient cuisiné de nombreux plats tous les jours avec l’unique espoir que je ne manque de rien.

Imaginez donc leur incompréhension, leur désarroi, en me voyant rassasiée pour de longues heures sans grignoter entre les repas…

Générosité brésilienne dans la famille d’Adriana

Alors que je ne m’attendais pas à recevoir de cadeaux, Denise, la maman d’Adriana m’a offert une poupée. Mais pas n’importe quelle poupée. Cette poupée, faite à la main par Denise elle-même, a été confectionnée un peu avant mon arrivée et finalisée pendant mon séjour. Cette poupée est tellement inattendue, symbolique et je vais vous expliquer pourquoi.

Tout d’abord, elle me ressemble un peu : cheveux bouclés à l’allure de danseuse. Denise ne m’avait jamais vue ! Elle ne savait pas non plus que j’avais pratiqué la danse pendant des années ! Cette mini-moi a la peau bien plus bronzée je reconnais, mais dirons-nous, que c’est la version brésilienne de la Laura française.

Ensuite, j’avais pensé à emporter une mascotte avant mon départ. Pas trouvé, pas inspirée. Et là, tel un incroyable cadeau de Noël, cette mascotte me tombe dans les bras. J’ai immédiatement eu un coup de cœur pour elle. Je vous l’annonce donc :

Cette poupée incarnera ma mascotte pendant mon tour du monde et je lui ai donné le prénom Laurinha. En portugais cela signifie petite Laura. J’ai choisi ce prénom autant pour la symbolique de l’âme d’enfant que j’ai toujours conservée, que pour remercier ces merveilleuses personnes rencontrées au Brésil. Ma façon à moi de saluer leur culture et cette générosité dont j’ai clairement bénéficié pendant 3 semaines.

Le Brésil, première étape en douceur de mon tour du monde et je quitte ce pays le cœur rempli d’amitié.

MERCI A VOUS AMIS BRESILIENS <3