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Mon stop en Nouvelle Zélande - épisode 4

Mai, 2019

Mon stop en Nouvelle Zélande - épisode 4

Blenheim : entre fauconnerie et figures féminines décisives

Voici l’épisode 4 de mon stop en NZ.

Fraîchement arrivée sur l’île du sud, je me dirige vers un lieu qui me réservera de nombreuses surprises. Avec de très belles rencontres humaines.

La fauconnerie de Marlborough

Ma prochaine étape, apparaissant sur ma top liste, m’arrêtera à la fauconnerie de Marlborough à Blenheim. J’ai rendez-vous avec Penny, passionnée par l’ornithologie. Je me sais chanceuse et privilégiée car j’apprendrai par la suite qu’ils ne font pas de visite privée. Cette matinée de samedi se déroule merveilleusement bien malgré la pluie abondante. Le dimanche, j’aurais peut-être la chance de rencontrer Diana, la femme fauconnier. Apparemment elle a un tempérament bien trempé et rarement disponible. Par chance, Diana accepte de me rencontrer. Ce jour-là, ce jour-là, ce jour-là j’ai pris une sacrée claque.

Diana, femme fauconnier

Coup de foudre amical et grande admiration pour cette grande dame, femme fauconnier, qui voue sa vie aux rapaces et à de nombreuses autres espèces. D’un commun accord, je reviens le lendemain pour passer la semaine avec elle et observer son travail. Cette semaine s’est transformée en un mois et demi.
Diana m’a hébergée plusieurs semaines, ce qui nous a valu de très belles discussions autour d’un feu de bois quasiment tous les soirs.
Je peux vous le dire aujourd’hui. D’une simple rencontre, Diana est devenue bien plus que cela. Elle représente aujourd’hui ma mentor en fauconnerie, une super super mega amie et une sacrée confidente. Bref une personne décisive pendant mon voyage. Le rendez-vous est pris en 2020 pour la saison de reproduction des faucons. Je ne peux pas manquer ça… Les Faucons de NZ sont en effet une espèce menacée et donc protégée.

Carol, autre figure féminine décisive

Si Diana s’inscrit comme une figure déterminante de mon Voyage, j’aimerais vous parler d’une seconde personne. Carol.
Je venais de recevoir une nouvelle extrêmement triste de France, du genre qui vous choque et vous prend aux tripes. A ce moment-là je n’avais besoin que d’une chose, de cocooning. Il pleuvait depuis plusieurs jours et autant vous dire qu’une journée entière dans la voiture, c’est extrêmement humide et déprimant. Alors j’ai opté pour une petite chambre à louer.

C’est là que Carol fait son entrée. Une hôte qui m’a très vite prise sous son aile. Je ne manquais de rien. Le parfait équilibre entre tranquillité, cocooning et relations humaines. J’y suis restée plus d’une semaine. Pour me requinquer. Puis, au retour de mon road trip de 3 semaines sur l’île du sud, c’est à Carol que j’ai pensé pour m’héberger à nouveau. Les locations touchaient à leur fin, pourtant elle m’a accueillie les bras ouverts.

J’ai passé de merveilleux moments de complicité en jardinant à ses côtés. Carol est la reine de la Permaculture. Il n’y a aucun pesticide qui rentre dans son jardin. Et moi je suis devenue entre autre reine du désherbage !
Nous avons partagé des déjeuners, échangé des recettes et conseils pour le soin de la terre, fait une belle balade avec Milie, son labrador noir tellement « Friendly ».

L’accent néo-zélandais ou comment mal comprendre le temps d’une soirée

Avec Carol, nous avons beaucoup ri… En effet, autant je parle anglais et peux débattre de plusieurs sujets, autant l’accent néo-zélandais j’ai eu beaucoup de mal à le comprendre… Ce qui explique que je me suis retrouvée dans des situations cocaces.
Un soir, Carol me propose d’aller au cinéma, voir un film canadien avec ses amies. Elle m’explique le concept, partager une bouteille de vin etc. Bref je m’habille en conséquent. 2 leggings, un pantalon par-dessus, 2 tee-shirts, 3 sweatshirts, mon bonnet, mon cache cou, 2 paires de chaussette. Je déteste avoir froid !! Je m’aperçois que personne n’est aussi couvert que moi. Mais qu’à cela ne tienne, on se met en route !
J’ai un peu honte mais finalement j’ai chaud, tellement emmitouflée. En sortant de la Voiture, je trouve l’air ambiant très bon. Parfait pour un cinéma de plein air. Oui mais voilà. On arrive devant un bâtiment. Je comprends alors que le film n’est pas en plein air mais dans une petite salle de 20 personnes Hyper cosy et vintage. Je me prends un fou rire. Quand j’explique à Carol que j’ai mal compris sa proposition et pourquoi je porte autant de couches, tout le monde se met à rire. Moi y compris. Au bout de 5 min, je deviens rouge écarlate, tellement j’étouffe… Bref. Je me souviens autant du film que de cette situation décalée. Au moins ils se souviendront de la « funny French girl ».

Et vous, des situations drôles et cocaces pendant vos voyages ?

Racontez-moi !