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Noël au Brésil

Décembre, 2018

Noël en Tour du Monde !

Comment vivre son premier 
Noël à l’autre bout du monde ?

Le Brésil, première étape douce de mon tour du monde

Voila 17 jours que j’ai quitté la France pour entamer la première étape de mon tour du monde.

Jusqu’à présent, les émotions fortes ne se bousculent pas au portillon. Je suis toujours accompagnée donc finalement peu le temps de penser, de s’écouter véritablement.

Je vis chaque moment, j’observe, je m’imprègne, je questionne beaucoup mais je réfléchis assez peu finalement (cette dernière phrase va en faire sourire plus d’un).

Ayant mes amis et mes parents régulièrement au téléphone, la déconnexion reste douce.

C’est ce que j’avais souhaité. Une sorte de sas au Brésil avant de me retrouver seule, face a moi-même pour la nouvelle année.

Noël au Brésil. Décembre 2018

Noel. Rien que ce terme résonne en moi comme un moment magique. Une ambiance particulière flotte dans l’air. Quelque soit la ville, le pays. Des papas noël partout. Selon l’hémisphère, ils sont chaudement vêtus, ou simplement en short. Célébrer noël sous les tropiques est clairement une expérience humaine pour la frenchie et citoyenne européenne que je suis. Sous 33 degrés les jours précédents, j’ai un mal fou a m’imaginer qu’il s’agit bien de NOEL. Où est la neige ?? Où est le froid ? Où est ma robe et où sont mes talons ? C’est la première fois que je m’apprête a célébrer cette fête en tongs, en short et tee-shirt sportwear, sans maquillage. Sans mes parents. Et dans une autre famille.

Émotions quand tu nous tiens…

A quelques heures du réveillon de Noël, je reçois des messages de mes proches pour s’assurer (encore une fois) que je ne serai seule ni ce soir ni demain. Aussi pour me souhaiter un bon réveillon. Alors que je suis en train de rédiger plusieurs articles de blog, je sens les émotions remonter. Ça me grattouille le nez. Mes yeux embués traduisent mon ressenti du moment. Oui, je suis loin des miens à Noël pour la première fois de ma vie. Je sais ma maman inquiète de mon départ. Pour tout vous dire, maman ne sait pas que je suis partie 9 mois. Elle n’était pas prête à l’entendre. Et ma maman, je la préserverai toujours. C’est mon pilier. Alors je lui ai annoncé que je partais 5 mois…A vrai dire je ne sais même plus si j’ai clairement annoncé une durée. J’ai mis les pieds dans le plat à plusieurs reprises, involontairement. Mais elle n’a pas voulu entendre… Elle sera rassurée lorsque j’aurai quitté l’Amérique latine. Je le sais. Je le sens. Tant que j’ai la wifi j’en profite pour lui donner des nouvelles, lui envoyer des photos, des vidéos de mes tartes tatin, pour entendre sa voix et celle de mon papa. Alors en ce jour particulier, je sais que ma décision, celle de partir réaliser ce rêve, est la bonne, malgré les émotions que cela procure. Chez eux, chez moi.

Mon premier Noël dans une autre famille

20h, heure locale de São Paulo. Le temps de rejoindre le reste de la famille d’Adriana pour le repas du réveillon. Adriana, c’est mon amie brésilienne. On s’est rencontrées à San Francisco il y a maintenant plus de 8 ans. Une sacrée rencontre. La joie de vivre incarnée, toujours prête a aider, rendre service. Une femme au grand cœur, très empathique. C’est ma copine !

Pour ce reveillon, nous sommes 13. Je connais déjà Denise, la maman d’Adriana, Natalia sa sœur, et sa grand-mère. Le reste de sa famille ne parle absolument rien d’autre que le portugais. J’ai parfois l’impression d’être une alien avec mes fringues sportwear, mon visage so french et mon english.

Pour autant, je souris, non pas niaisement, mais avec le cœur. Le sourire est une façon de communiquer comme une autre. C’est une marque d’ouverture.

Ils commencent à poser des questions sur mon voyage. Et je me remets à tenter des mots en portugais, ce qui les fait beaucoup rire. Oui, j’en rajoute toujours un peu (beaucoup) dans mes mimiques. J’aime faire rire, même a l’autre bout du monde, que voulez-vous.

Un repas brésilien et la remise des cadeaux

Au Brésil, les repas du réveillon et de Noël sont beaucoup plus rapides qu’en France où nous avons souvent la particularité de passer des heures interminables à table.

Leurs yeux s’écarquillent lorsque je raconte qu’en France nous prenons un apéritif, puis vient l’entrée, le plat principal, puis notre plateau de fromages accompagné de salade verte.

Enfin, après de longues heures, le dessert pointe le bout de son nez. En général, ça valait le coup d’attendre si longtemps. En tout cas, avec les desserts de ma maman…

Au moment de la remise des cadeaux, on m’offre 3 savons. Les européens portent ce lourd fardeau de sentir assez mauvais… Oui, contrairement aux brésiliens, nous mettons beaucoup moins de parfum, moins de déodorant. Alors, au moindre excès de chaleur nous transpirons et sentons plus facilement « mauvais ».

Je n’ai pose aucune question mais mon rire et mon «I got it ! » ont détendu l’atmosphère et nous avons tous fini par rire.

Le 25 décembre s’achève tranquillement. J’en profite pour rester au calme et finir la rédaction de cet article de blog. Il va également être temps pour moi d’aller prendre une douche et de montrer à mes hôtes que, d’une part j’utilise leur cadeau, d’autre part, qu’il m’arrive aussi de sentir bon… la savonnette.

Et vous, avez-vous des anecdotes de Noël passé dans une autre famille à l’étranger ?

 

Quels souvenirs en gardez-vous ?

Je vous envoie mille beijos du Brésil.

PS : message pour toi maman si tu lis cet article plus tôt que prévu : je t’aime.