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Pourquoi n’ai-je rien publié depuis mon arrivée en NZ ?

Février, 2019

Pourquoi n’ai-je rien publié depuis mon arrivée en NZ ?

Quand voyager rime avec agilité, adaptabilité et rebond … !

En préparant mon tour du monde et mes destinations, je pressentais, ressentais fortement que la Nouvelle Zélande, ou communément appelée NZ par les frenchies amoureux de ce pays, serait un tournant dans mon voyage.

Ne me demandez pas pourquoi, comment. Mon cœur me disait d’y aller.

Mon arrivée à Auckland

Arrivée à l’aéroport

Arrivée à 4h30 du mat a l’aéroport d’Auckland. Complètement jetlaguée avec l’Argentine. Et avec la France le décalage horaire est désormais de 12h. Décalage complet. Quand vous vous levez, je me couche et inversement. Je tente de trouver un coin ou me poser dans l’aéroport avec la wifi. Notamment pour rassurer les parents que leur fille est enfin arrivée dans un pays anglophone et « moderne ». A 4h30, pas envie de me poser dans une sandwicherie industrielle, un restau ou un fast food. La « graille » me retournerait presque l’estomac. Je trouve un petit café et j’achète un black coffee (time to speak english !), un énorme muffin ainsi que des croissants pour le couch surfer chez qui j’ai prévu d’être hébergée 2nuits. Il est 6h45, je me mets en route vers mon logement.

Expérience couchsurfing dans une coloc à Auckland

Deux bus plus tard, me voilà arrivée dans un quartier chic juste à la sortie d’Auckland pour mon premier couchsurfing pour deux nuits. J’ai discuté avec lui, j’ai épluché ses « reviews » ou références en français, laissées par des femmes. J’ai confiance dans cette expérience.

A mon arrivée, un café chaud m’attend et, autour de ce café, la discussion se lance avec deux colocs. Puis trois, quatre. Pendant ces deux jours, je vais côtoyer indiens, sri lankais, britannique, australien et américains… Je ne vois pas les 2 jours passes.

Après les deux nuits gratuites de couchsurfing, la course de l’hébergement reprend. Epuisée, je demande à rester. Finalement, je resterai dans cette colloc internationale presque 10 jours. Non pas que j’y prenais gout ou que je m’y plaisais plus que tout. C’était bien plus complexe que ça.

Perte de repères

Contrecoup avec l’Argentine

Mon arrivée à Auckland a été difficile. Je subissais de plein fouet le contrecoup de l’Argentine, de ses paysages à couper le souffle, de cette route mémorable qui m’a fait traverser la Cordillère des Andes en bus avec une émotion si vive le dernier jour. Le genre d’émotions qui vous prend tant les tripes que la gorge. J’avais réussi cette remontée de l’Argentine alors que je m’en étais fait une montagne infranchissable avant mon départ en pendant mon voyage en Patagonie…Je l’avais fait et je pouvais en être fière. OUI, I DID IT !  

La chaleur des argentins me manquaient déjà. Leur sourire, leur façon de voir le monde, leur amour de la musique. Face à cela, je découvre Auckland avec sa culture anglosaxonne.

Auckland, la capitale anglo saxonne ou le choc de la modernité

Auckland, capitale, bouillonnante, impersonnelle. J’aperçois de grosses voitures, d’immenses buildings, d’imposantes maisons. De magnifiques routes goudronnées. Des yachts. Tout est propre, a sa place. Quelle claque énorme, après l’argentine… Je ne me sens absolument pas à ma place. Je me sens si déconnectée, si loin de toute cette vie citadine. Je veux fuir cette modernité.

Grace à Anne-Laure, une amie du lycée qui suit mes aventures et qui connait très bien la NZ, je comprends que la meilleure idée est de prendre la route vers l’ile du sud, vers plus de nature. Décidée, je réserve un vol pour Queenstown 2 jours après. En espérant au fond de moi que mon intuition, mes sens reviennent guider mon voyage. Car oui, depuis mon arrivée, un boomerang semble avoir anéanti les neurones et les percepteurs qui m’accompagnent depuis mon départ de France.

Perte de repères

Mon nouveau coloc

Rien n’arrive jamais par hasard. Le jour où je réserve mon billet pour Queenstown, un nouveau coloc arrive ou devrais-je dire, revient, après 3 mois de voyage ou d’errance (LOVE Heramb) sur l’ile du sud. Un indien aux cheveux noir, mi-long, et boucles avec un chapeau déforme, des chaussures déformées aussi, une chemise dépassant de son pantalon. En français on dirait qu’il ne paie pas de mine.

Mais comme chacun le sait, l’habit ne fait pas le moine.  Son sourire, la douceur de sa voix, et son humour vont me faire voir Auckland différemment.

Ce nouveau coloc m’apporte l’écoute et la bienveillance dont j‘ai besoin a ce moment-là précis de mon voyage. Nous passons quasiment 2 jours a marcher dans le quartier, dans Auckland. En fait, on s’en fout royalement. Le plus important est de manger, boire des cafés, marcher, et discuter.

D-Day et vol pour Queenstown

Le D-Day (jour J en français), de mon vol pour Queenstown arrive. Je suis une des premières levées. Mon ami indien dort encore, bon couche-tard qu’il incarne. Je prends un café sur la terrasse, mon sac a dos presque prêt. Mon ventre tente de me parler mais je ne comprends pas son langage. Ça sent quand même la grosse galère mon plan…pas de logement, pas de bus, pas de tente et pas de bouffe…

J’échange avec un coloc très matinal qui m’interroge sur mon programme pour la suite. Aucun son, puis aucune réponse convaincante ne sortent de ma bouche. Sa question insouciante pointe du doigt une réalité.

MA réalité. Pourquoi partir si je ne le sens pas ? Les larmes montent. Je n’ai toujours pas retrouve ma fameuse intuition, je ne sais absolument pas quoi faire. Et mon vol est dans 1h30…

Décider de rater son vol

A ce moment-là, je me lève de cette chaise au soleil, je lave ma tasse, et au moment ou je croise mes 2 coloc dont mon ami indien qui m’interroge sur l’heure de mon départ, je fonds en larme en répondant que je ne pars plus et que j’ai décidé de rater mon vol pour Queenstown…

Et alors la… mes colocs indiens et sri lankais me font un énorme câlin. Puis me disent que c’est une super décision…

Il a suffi d’une prise de décision pour me sentir à nouveau plus légère. Je ne suis pas partie faire ce tour du monde pour me retrouver dans des situations compliquées. Je suis partie pour dépasser mes peurs, réaliser un, plusieurs rêves, me faire un merveilleux cadeau et sourire à la vie. Je prends alors une seconde décision dans la foulée. Trouver une voiture et partir… on the road…

Je n’ai donc rien publié depuis mon arrivée notamment en raison de cette mise en route compliquée. Vous comprendrez aussi, avec la suite des aventures, que l’arrivée à Auckland n’est pas la seule raison … on the road sera le thème du prochain article.

Et vous, avez-vous déjà précipite vos décisions par inconfort ?